
dimanche 21 juin 2009
vendredi 12 juin 2009
Le Grand Soir
Il est émouvant ce grand Soir
Quand monte la brume des eaux
Et que glissent les ombres noires
Des péniches, les doux bateaux
C'est un mystère de sensations
Le calme vibrant de douceur
Un refuge pour l'émotion
Et le tableau de la langueur
Je vois son corps là, sur un banc
Elle est heureuse et veut mourir
Sous les doigts fiers de son amant
Qui va bruler tous les soupirs
J'ai l'âme morte, et bouche aussi
Et les chalands se continuent
A glisser sur le flot grossi
Et ma tristesse continue
Quand je sens basculer le jour
Mon angoisse descend le fleuve
J'entends l'hélice, et le bruit sourd
Des chimères qui s'émeuvent
Les deux amants se sont levés
Et marchent en se confiant
Les aveux par cent fois usés
Vers eux le soir tombe brûlant
C'est le grand soir de poésie
Je sens ma vie qui va tourner
La grande page déjà jaunie
Et les chalands vont la trainer
J'ai mal d'exister...nuit ! nuit !
Alain DESORMEAUX
Sens 20 mars 1958
Quand monte la brume des eaux
Et que glissent les ombres noires
Des péniches, les doux bateaux
C'est un mystère de sensations
Le calme vibrant de douceur
Un refuge pour l'émotion
Et le tableau de la langueur
Je vois son corps là, sur un banc
Elle est heureuse et veut mourir
Sous les doigts fiers de son amant
Qui va bruler tous les soupirs
J'ai l'âme morte, et bouche aussi
Et les chalands se continuent
A glisser sur le flot grossi
Et ma tristesse continue
Quand je sens basculer le jour
Mon angoisse descend le fleuve
J'entends l'hélice, et le bruit sourd
Des chimères qui s'émeuvent
Les deux amants se sont levés
Et marchent en se confiant
Les aveux par cent fois usés
Vers eux le soir tombe brûlant
C'est le grand soir de poésie
Je sens ma vie qui va tourner
La grande page déjà jaunie
Et les chalands vont la trainer
J'ai mal d'exister...nuit ! nuit !
Alain DESORMEAUX
Sens 20 mars 1958
jeudi 11 juin 2009
Près de ta Bouche
Près de ta Bouche
La politique
C'est une mouche
Sur un portique
Près de ta Bouche
Le grand devoir
C'est une souche
Dans un lavoir
Près de ta Bouche
Réputation
C'est une douche
Pour les Nations
Près de ta Bouche
Patriotisme
C'est bien trop louche
Et ça n'existe
Contre ta Bouche
C'est un enfer
A coeur farouche
Pour s'en défaire
Alain DESORMEAUX
Sens 20 Mars 1958
Poême publié dans "le Sénonais Libéré" (aujourd'hui l'indépendant de l'Yonne)
La politique
C'est une mouche
Sur un portique
Près de ta Bouche
Le grand devoir
C'est une souche
Dans un lavoir
Près de ta Bouche
Réputation
C'est une douche
Pour les Nations
Près de ta Bouche
Patriotisme
C'est bien trop louche
Et ça n'existe
Contre ta Bouche
C'est un enfer
A coeur farouche
Pour s'en défaire
Alain DESORMEAUX
Sens 20 Mars 1958
Poême publié dans "le Sénonais Libéré" (aujourd'hui l'indépendant de l'Yonne)
lundi 8 juin 2009
LE DENIER FANAL
Partir à l'ombre de la nuit
Le coeur triste comme un regret
c'est un remord que l'on poursuit
Et c'est la fugue d'un secret
O, quand la pluie sur le tilleul
Avec la force d'une larme
Pleure et roule sur les feuilles
Sa complainte nous désarme
Revient la saison des labours
où tout le décor a viré
De la couleur et de l'Amour
En un Automne chaviré
M'en partant sur la colline
Je vois l'adieu d'un clair signal
voilant les yeux, et je devine
aux angles d'ombres, le fanal
On est plus triste qu'un Pantin
brisé par le jeu des Enfants
Mais le bohneur s'arrête enfin
quand le départ devient brulant
Nous reviendrons au clair soleil
décor changé, mais pas nos coeurs
mieux supérieurs à nos sommeils
Redescendus de la hauteur
Alain DESORMEAUX
Sens 21 Septembre 1958
Le coeur triste comme un regret
c'est un remord que l'on poursuit
Et c'est la fugue d'un secret
O, quand la pluie sur le tilleul
Avec la force d'une larme
Pleure et roule sur les feuilles
Sa complainte nous désarme
Revient la saison des labours
où tout le décor a viré
De la couleur et de l'Amour
En un Automne chaviré
M'en partant sur la colline
Je vois l'adieu d'un clair signal
voilant les yeux, et je devine
aux angles d'ombres, le fanal
On est plus triste qu'un Pantin
brisé par le jeu des Enfants
Mais le bohneur s'arrête enfin
quand le départ devient brulant
Nous reviendrons au clair soleil
décor changé, mais pas nos coeurs
mieux supérieurs à nos sommeils
Redescendus de la hauteur
Alain DESORMEAUX
Sens 21 Septembre 1958
vendredi 5 juin 2009
Les Arts
Cet artiste né en Normandie mena une vie pleine d'aventure et de rocambolesque. Amoureux de la Vie, des Pierres et des Mots, il consacre toute sa vie à ses deux passions : L'écriture et le dessin.
Après avoir vécu en Algérie, il s'est aujourd'hui installé dans l'Yonne, à Sens.
Voici ici quelques une de ses oeuvres, sa galerie d'art personnelle en somme. Celle-ci s'enrichira au fur et à mesure, vos commentaires sont les bienvenues....
Bonne visite !!
jeudi 4 juin 2009
On a son Coeur
On a son coeur
pour le Pays
Qui tout petit
Nous a porté
On a son Coeur
pour les Amis
Qui très gentils
Nous ont aimés
On a son Coeur
pour le Printemps
qui tout content
Nous a souri
On a son Coeur
pour le Ruban
que l'on suspend
au pied du lit
On a son Coeur
pour le beau corps
que le décor
Nous a servi
On a son Coeur
pour les folies
que de la Vie
on veut encor
On a son Coeur
de vieux machin
sur le Déclin
qui va sauter
Et puis tout craque
On a plus rien
Le Coeur fait ctac...
un beau Matin
On a son Coeur
pour les Amis
Dans nos écrits
qui restent en vraque
On a son Coeur
et caetera...
et patati
et patata
qui s'effiloche
en bla. bla. bla
Alain Désormeaux
Sens Janvier 1958
pour le Pays
Qui tout petit
Nous a porté
On a son Coeur
pour les Amis
Qui très gentils
Nous ont aimés
On a son Coeur
pour le Printemps
qui tout content
Nous a souri
On a son Coeur
pour le Ruban
que l'on suspend
au pied du lit
On a son Coeur
pour le beau corps
que le décor
Nous a servi
On a son Coeur
pour les folies
que de la Vie
on veut encor
On a son Coeur
de vieux machin
sur le Déclin
qui va sauter
Et puis tout craque
On a plus rien
Le Coeur fait ctac...
un beau Matin
On a son Coeur
pour les Amis
Dans nos écrits
qui restent en vraque
On a son Coeur
et caetera...
et patati
et patata
qui s'effiloche
en bla. bla. bla
Alain Désormeaux
Sens Janvier 1958
mardi 2 juin 2009
Ainsi Méditait VERLAINE
On a laissé
trainer nos vies
Sur les pavés
de la magie
On a perdu
les doux instants
pour du vendu
en boniments
On a vidé
Du vieux porto
Ce vin boudé
par les poivrots
On a fumé
du bon tabac
Et sans chiqué
on aimait ça
On a froissé
jupons de soie
Sans repasser
par les émois
On a brisé
du beau cristal
pour s'amuser en carnaval
On a roulé
dans les draps blancs
mais c'est brulé
par les Amants
On a laissé
trainer nos vies
sur les pavés
de la magie
Bonsoir tant pis, on est pas plus avancés
Alain Désormeaux
Sens Juillet 1958
trainer nos vies
Sur les pavés
de la magie
On a perdu
les doux instants
pour du vendu
en boniments
On a vidé
Du vieux porto
Ce vin boudé
par les poivrots
On a fumé
du bon tabac
Et sans chiqué
on aimait ça
On a froissé
jupons de soie
Sans repasser
par les émois
On a brisé
du beau cristal
pour s'amuser en carnaval
On a roulé
dans les draps blancs
mais c'est brulé
par les Amants
On a laissé
trainer nos vies
sur les pavés
de la magie
Bonsoir tant pis, on est pas plus avancés
Alain Désormeaux
Sens Juillet 1958
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